L’ AMM appelle à la libération immédiate d’un médecin emprisonné


L’Association médicale mondiale appelle de nouveau les autorités iraniennes à relâcher immédiatement et sans condition le Dr Ahmadreza Djalali, médecin urgentiste iranien résidant en Suède, qui a été condamné à mort sous le chef d’accusation de « corruption sur terre ».

La Cour suprême d’Iran a rejeté l’appel en dernier recours du Dr Djalali et examine actuellement sa condamnation à la peine capitale, avant de rendre sa décision définitive.

Le Président de l’AMM, le Dr Yoshitake Yokokura, qui avait écrit au ministre de la Justice iranien au mois de novembre dernier, lui a adressé un second courrier afin de plaider la cause du Dr Djalali. Il appuie dans cette lettre sur le caractère politique de la détention du médecin et sur le fait que nulle preuve ne vient accréditer qu’il soit autre chose qu’un universitaire exerçant sa profession le plus paisiblement du monde.

« Depuis son arrestation et sa mise en détention en avril 2016, le Dr Djalali s’est vu dénier ses droits humains les plus fondamentaux. Il a été placé à l’isolement et a subi des actes de torture psychologique. Il a été condamné à mort après un procès mené au mépris des normes internationales de base régissant la tenue d’un procès équitable et en violation de l’état de droit. On lui a ensuite extorqué des aveux par la force. Il est à présent malade et a besoin de soins médicaux de toute urgence.

L’AMM exhorte les autorités iraniennes à annuler la condamnation à la peine capitale du Dr Djalali et à le relâcher immédiatement ».

En novembre, le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies avait estimé que la privation de liberté qui frappe le Dr Djalali était arbitraire et contrevenait aux dispositions applicables de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le Dr Djalali, qui vit en Suède avec son épouse et ses deux enfants, a constamment démenti collaborer avec une quelconque officine de renseignement et a déclaré avoir au contraire été jeté en prison pour avoir refusé de devenir un espion au service d’un établissement de sécurité iranien.

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