« L’égalité de genre est une priorité majeure », déclare la nouvelle représentante des médecins


« L’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas un but, c’est une nécessité. Assurer la santé et le bien-être de tous, ne laisser personne à l’écart, suppose l’égalité entre les hommes et les femmes », a déclaré la nouvelle présidente de l’Association médicale mondiale (AMM) aujourd’hui.

Dans son discours d’intronisation, prononcé lors de l’Assemblée générale de l’AMM, la Dre Lujain AlQodmani, ancienne directrice des relations internationales de l’Association médicale koweïtienne, a souligné les inégalités flagrantes qui persistent entre les hommes et les femmes dans les soins de santé à travers le monde.

Elle a souligné le déséquilibre choquant de la vaccination contre la COVID-19 : dans certains pays, seule une femme est vaccinée pour trois hommes. La Présidente a élargi le constat bien au-delà de la vaccination, aux soins de santé maternels, soulignant que toutes les femmes n’ont pas accès aux soins de qualité qu’elle a pu recevoir.

La Dre AlQodmani a également insisté sur les ramifications plus larges de l’inégalité entre les sexes, comme les mutilations génitales que les filles et les femmes subissent, leur accès limité à l’éducation et les mariages précoces. Elle a souligné que l’égalité des sexes n’est pas qu’un impératif moral, c’est également une étape fondamentale pour parvenir à la couverture santé universelle et mettre en échec les déterminants sociaux de la santé.

Les autres priorités que sont invités à se donner les représentants des médecins sont les conséquences des changements climatiques sur la santé, la transformation des systèmes alimentaires, la couverture santé universelle, les implications éthiques des technologies émergentes dans la médecine et le rôle primordial des jeunes dans l’exercice des responsabilités dans les soins de santé.

La couverture santé universelle constituait également une pierre angulaire du discours de fin de mandat du Président sortant, le Dr Osahon Enabulele. « Nous plaidons pour des systèmes de santé résilients, des soins de santé primaires solides, dirigés par des médecins et un engagement accru en faveur de la couverture santé universelle et la main-d’œuvre de santé en cette période post-Covid-19. Bien que nous ayons fait des progrès, les inégalités de santé mondiales demeurent. Nous devons absolument maintenir notre mobilisation et assurer que les gouvernements s’emploient à résoudre des problèmes comme le déficit de 10 millions de soignants, la fuite des cerveaux, le surmenage et la violence dans les soins de santé ».

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