L’Association médicale mondiale exhorte la Russie à faire preuve d’une transparence totale concernant le décès d’un employé de laboratoire


L’Association médicale mondiale (AMM) appelle les autorités russes à communiquer toutes les informations disponibles concernant le décès d’un technicien de laboratoire en Sibérie. Le flou qui entoure la cause de ce décès suscite une vive inquiétude

La semaine dernière, un employé de laboratoire en Sibérie est décédé d’une pneumonie « d’étiologie inconnue ». Depuis lors, plusieurs cas de patients mis en quarantaine et de services hospitaliers confinés ont été signalés. Les autorités russes n’ont divulgué que très peu d’informations concernant cet incident, sa cause présumée ou la nature des recherches menées par cet employé de laboratoire. Un deuxième cas potentiel a été signalé, mais n’a pas encore été confirmé.

Les demandes d’informations adressées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la Russie n’ont donné aucun résultat, et le gouvernement russe a rapidement annoncé que son enquête était close.

Depuis la pandémie de COVID, le monde reste confronté à des maladies infectieuses susceptibles de prendre une ampleur épidémique ou pandémique. C’est notamment le cas de l’épidémie qui sévit actuellement en Afrique de l’Est. Tous les agents pathogènes ne présentent pas le même potentiel de provoquer une épidémie à grande échelle. Il n’en reste pas moins que l’AMM s’inquiète vivement du manque d’informations et de clarté dans ce dossier, en particulier concernant le profil de l’agent responsable de la pneumonie.

Dans sa Prise de position sur les épidémies et les pandémies, l’AMM appelle les gouvernements à mettre en place une communication de crise rapide, précise et transparente, fondée sur des données scientifiques, tout en soulignant qu’une surveillance mondiale robuste et efficace est essentielle pour prévenir les maladies infectieuses et y faire face.

L’AMM exhorte les autorités russes à s’engager à faire preuve de la plus grande transparence et à communiquer toutes les informations disponibles, tant au grand public qu’à l’OMS. Ces informations devraient porter sur la nature de l’agent pathogène à l’origine du décès du technicien de laboratoire, sur tout autre cas potentiel, ainsi que sur les mesures de confinement et les protocoles de sécurité mis en place au sein du centre de recherche.