Dans le monde entier, les médecins doivent faire face aux changements climatiques et aux énergies fossiles


Paris, 4 décembre 2015Les défenseurs de la santé publique en provenance des cinq continents partagent aujourd’hui leurs expériences positives en matière de protection de la santé et d’atténuation des changements climatiques et de la pollution de l’air.

Cet évènement qui se déroule à Paris pendant la COP21 s’intitule « Les professionnels de santé en action pour des énergies et un climat sains ». Il est organisé par l’Alliance pour la Santé et l’Environnement (HEAL) en collaboration avec le Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM), l’Association Médicale Mondiale et la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine représentant des millions de médecins dans le monde.

Le  Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), publie au même moment  son « webzine »  dédié à la santé et aux changements climatiques à l’attention de ses 280.000 médecins et du grand public. Ses dirigeants s’inquiètent des risques pour la santé que représentent les changements climatiques. Ils veulent promouvoir les bénéfices qu’une réduction des émissions – en provenance des centrales électriques alimentées par le charbon, des véhicules privés dans les villes et de l’utilisation des énergies fossiles pour le chauffage et la cuisine – peut apporter à la santé grâce à la propreté de l’air. La qualité de l’air en France est responsable de 43.000 décès prématurés par an.

Le Dr Patrick Bouet, Président du CNOM, déclare : “les changements climatiques sont avant tout une question de santé publique. Les médecins sont en première ligne pour répondre aux dommages liés aux bouleversements climatiques. Nous occupons une place privilégiée et avons le devoir moral de protéger et de favoriser la santé de la population. Il est impératif de faire appel aux organisations médicales professionnelles pour exhorter les politiciens locaux à limiter les émissions dans nos villes. »

L’Association Médicale Mondiale a fait preuve d’un véritable leadership depuis  2009 pour encourager l’implication des médecins dans les actions liées au climat. Elle soutient le récent appel à l’action de l’OMS sur le climat et la santé, la plateforme de Paris pour des énergies saines. Elle est également un partenaire majeur dans le cadre de la campagne « Notre climat, notre santé ».

Le Dr Xavier Deau, Président sortant de l’Association Médicale Mondiale (AMM), déclare : « Grâce aux nombreux médecins qui assument leurs responsabilités de leaders engagés dans des  actions climatiques, la santé est de plus en plus à l’ordre du jour. Elle n’occupe cependant pas encore la place qu’elle mérite. Les gouvernements devraient être plus attentifs à ce que nous disons au sujet de l’imminence des catastrophes sanitaires et humanitaires et des politiques nécessaires pour protéger et promouvoir la santé de tous nos patients. »

La Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine (IFMSA) représente un groupe de jeunes conscients de l’impact majeur des changements climatiques. « Nous demandons un accord plus ambitieux à Paris et des actions nationales en faveur de la santé » déclare Skander Essafi, Conseiller de liaison de l’IFMSA pour les questions de santé publique. « Les organisations actives dans le secteur de la santé devraient désinvestir dans l’industrie des énergies fossiles – tout comme elles l’on fait dans l’industrie du tabac les années passées ».

Les représentants de nombreuses et puissantes instances médicales nationales et internationales participeront à cette rencontre. Leurs témoignages sur les énergies saines seront postés sur Internet et partagés via les réseaux sociaux. Genon Jensen, Directeur Exécutif de l’Alliance pour la santé et l’environnement (HEAL), déclare : « L’Alliance pour la santé et l’environnement appelle à une décarbonisation rapide de nos économies et de nos systèmes d’énergie pour maîtriser les changements climatiques, réduire la pollution et favoriser la santé. Les choix énergétiques sont essentiels pour améliorer la santé et pour relever les défis posés par les changements climatiques. En partageant des arguments solides sur une transition équitable pour des formes d’énergie plus propres – à Paris et avec les gouvernements nationaux, dans leurs cliniques et hôpitaux lorsqu’ils rentreront – les médecins peuvent contribuer à placer la santé en haut de l’agenda sur le climat ».