Programme complet de prévention de l’obésité des enfants


(23.10.2016) L’Association Médicale Mondiale lance un appel pour un programme complet de prévention de l’obésité des enfants, incluant une possible taxe sur les aliments non nutritifs et les boissons sucrées. Elle souhaite également que des initiatives soient prises concernant la publicité, le marketing et l’étiquetage.

Lors de son Assemblée annuelle à Taiwan les délégués de l’AMM ont dit que le lien existant entre la pauvreté et l’obésité précoce des enfants continue d’affecter la santé une fois dans la vie adulte.  De récentes études ont montré que le marketing ciblé sur les enfants  influence  grandement les tendances en matière d’achats et les préférences alimentaires des foyers dans le monde entier. Des promotions, des baisses de prix à court terme et d’autres opérations sur les prix ainsi que la publicité sur les réseaux sociaux et les réseaux traditionnels participent à une augmentation de la demande pour certains produits.

Un mode d’alimentation malsain conjointement à une vie sédentaire et  à un manque d’exercice contribue à l’obésité des enfants. De nombreux enfants n'ont jamais passé autant de temps qu’actuellement devant les écrans et eu aussi peu d’activités physiques.

L’Assemblée de l’AMM a adopté une nouvelle prise de position prônant des activités physiques quotidiennes à l’école et demande aux gouvernements de travailler avec des experts de la santé indépendants pour établir des conseils alimentaires et nutritionnels, sans implication aucune de l’industrie des aliments et des boissons.

Le Président de l’AMM, Dr Ketan Desai, a déclaré : « Nous savons qu’il existe un lien entre  la publicité et l’obésité des enfants et  nous recommandons donc de limiter la publicité sur les produits non nutritifs à la télévision pendant des programmes destinés aux enfants. Souvent les enfants regardent des programmes conçus pour des adultes et les législateurs doivent donc veiller à ce que la législation et la réglementation limitent également le marketing associé à de tels programmes.  

« Nous  exhortons également les gouvernements à envisager d’imposer des taxes sur les aliments  non nutritifs et les boissons sucrées et à utiliser les revenus ainsi perçus pour financer la recherche  destinée à prévenir l’obésité infantile et à réduire en conséquence les risques de maladies. »