Les jeunes médecins confrontés à la fièvre Ebola condamnent leurs conditions de travail


(28.07.2014) L’Association Médicale Mondiale pointe les graves manquements sur le plan des conditions de travail des jeunes médecins confrontés au virus Ebola en Afrique de l'Ouest.

Suite à l’inquiétude exprimée par ses membres jeunes médecins à propos de la situation en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, l’AMM a fait pression auprès des autorités pour qu’elles prennent immédiatement des mesures afin de protéger les jeunes médecins et les autres  personnels de santé qui soignent les personnes infectées par le virus Ebola. Depuis le début de l’épidémie il y a plusieurs mois maintenant, des centaines de personnes sont mortes ou ont été infectées dont des médecins et du personnel soignant.

Dr. Nivio Moreira, Président du Réseau des jeunes médecins de l’AMM, a déclaré : « Les jeunes médecins sont les plus vulnérables car ils sont les premiers au contact des  personnes infectées et de leurs proches.  Nous sommes effrayés par les rapports qui signalent que de nombreux jeunes médecins ne  disposent d’aucun équipement de protection pourtant indispensable pour soigner une telle maladie mortelle.

Nous sommes aussi inquiets d’apprendre que du personnel jeune ne bénéficie d'aucune supervision pendant cette percée du virus Ebola alors que ce virus  nécessite les compétences de  spécialistes pour l’aider.    Tous ceux qui travaillent dans ces conditions sont très menacés et  il s’agit là d’un grave problème en matière de sécurité au travail. »

Dr. Margaret Mungherea, Présidente de l’AMM, a déclaré : « Les autorités et les parties intéressées doivent prendre les mesures qui s’imposent pour assurer une supervision et protéger les conditions de travail des jeunes médecins et de tout le personnel soignant. L’AMM aimerait aussi souligner combien il est important de traiter tous les cas suspects d’Ebola aussi bien que les cas avérés.   En présence de personnes infectées, les protocoles validés par l’OMS devraient être adoptés par les autorités sanitaires.

Les gouvernements ont le devoir de veiller à ce que le personnel  de santé soit formé et  travaille dans un endroit sécurisé et dispose d’un équipement de protection. »