Selon la Présidente de l'AMM les gouvernements n'en font pas assez pour protéger le personnel de santé


(02. 04. 2014) Dr. Margaret Mungherera, Présidente de l’Association Médicale Mondiale, a lancé un appel   pour la protection des professionnels de santé et des établissements de santé en temps de conflit armé.

S’adressant aujourd'hui (Vendredi) à l’Association Médicale Nigériane dans le cadre de sa conférence annuelle à Benin City, Edo, Dr. Mungherera a parlé de  la violence régnant au Nigeria, en Syrie, en Ukraine et ailleurs dans le monde, des médecins et des autres professionnels de santé qui sont  tués ou blessés lors des combats et des  hôpitaux et autres établissements de santé qui sont détruits.  

« Dans de nombreux pays en proie à un conflit armé, le personnel de santé est blessé ou tué.  Environ 70% de ce personnel vit sur place. En conséquence, l’accès des patients aux soins est mis à mal, non seulement parce qu’il y a des morts et des blessés parmi le personnel mais aussi parce  que ce dernier  quitte  les zones de conflit.  

« Les gouvernements dans le monde n'en font tout simplement pas assez pour protéger le personnel médical et les établissements. Ils doivent garantir aux  blessés un accès aux soins  sans obstruction.»  

Dr. Mungherera a également clairement précisé que les professionnels de santé avaient la responsabilité de protéger le droit des patients à la confidentialité, de faire tout ce qu’ils pouvaient pour minimiser les dommages et de prendre des décisions dans le meilleur intérêt de leurs patients.

« Cela est tout aussi important en temps de paix qu’en période de conflit armé et d’autres situations d’urgence », a-t-elle déclaré.

Elle espère que le projet de réglementation et de directives établi par le Comité International de la Croix Rouge mettra l’accent sur la nécessité d’une protection pour les centres de formation médicale. Elle  veut que les étudiants en médecine soient intégrés aux groupes considérés comme ayant besoin d’une attention particulière.

« Les nouvelles directives du CICR seront importantes pour garantir la sécurité du personnel de santé, lui permettre de remplir ses obligations éthiques envers les patients. L’AMM encourage toutes les associations médicales nationales à faire pression auprès de leurs gouvernements et d’autres pour l’instauration de ces directives.

« Et l’AMM continuera d'exprimer son soutien aux associations médicales de Turquie et d’ailleurs qui se battent pour le droit d’exercer leur l’indépendance clinique et au nom de leur autonomie professionnelle. «