Assemblée Générale de l'AMM


(16. 10. 2012)  ASSEMBLEE GENERALE DE L'AMM  

Les délégués de presque 50 Associations Médicales Nationales ont participé à l'Assemblée Générale annuelle de l'AMM à Montevideo à Bangkok, Thaïlande du 10 au 13 octobre. Parmi les sujets discutés, figuraient :

DECLARATION D'HELSINKI

L'Assemblée a écouté un rapport sur l'avancée de la révision de la Déclaration d'Helsinki et sur le projet de deux conférences d'expert, à Cape Town en décembre et à Tokyo en février 2013. La première mouture de  la déclaration révisée devrait être présentée à la prochaine réunion du Conseil à Bali en avril 2013.

TRANSPLANTATION D'ORGANES

L'Assemblée s'est de nouveau opposée à l'idée d'un marché d'organes permettant aux donneurs d'être rétribués pour un don de reins et d'autres organes. La politique révisée stipule que les seuls coûts pris en compte devraient être une contribution financière aux frais d'enterrement, versée à la famille de ceux ayant  fait un don d'organes après leur mort. La nouvelle politique adoptée  précise la manière dont les associations médicales, les médecins et autres pourraient favoriser le don d'organes  dans le monde. Elle indique que les prisonniers et autres personnes en détention devraient avoir le droit de faire un don après leur mort uniquement dans des circonstances exceptionnelles. Les prisonniers exécutés ne doivent pas être considérés comme des donneurs d'organes ou de tissus. Les organes ou tissus sur lesquels règne un soupçon d'illégalité quant à leur obtention ne doivent pas être acceptés pour des transplantations et les chirurgiens chargés de ces interventions devraient refuser de greffer des organes et des tissus dont l'obtention est d'après eux probablement voir certainement  illégale ou non éthique.

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/o3/index.html

PEINE CAPITALE

Les médecins ne doivent pas participer à des exécutions et ne devraient pas contribuer à l'importation ou à la prescription de médicaments destinés à des exécutions, comme l'indique la politique révisée sur ce sujet. Avec sa politique sur le recours à la peine capitale, l'Assemblée réaffirme qu'il « est contraire à l'éthique pour les médecins de participer à la peine capitale d'une quelconque manière, au cours du processus d'exécution ou de  sa planification et dans le cadre des instructions des personnes chargées de l'exécution  ou de la formation de ces dernières».

La politique précise que toute  participation est incompatible avec le rôle de guérisseur du médecin : « En tant que citoyens, les médecins ont le droit d'avoir une opinion sur la peine capitale, basée sur leurs croyances morales personnelles. En tant que membres de la profession médicale, ils doivent condamner toute participation à la peine capitale. »

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/c23/index.html

ACTIONS COLLECTIVES DES MEDECINS

De nouvelles recommandations ont été approuvées concernant les conséquences éthiques des actions collectives de médecins. Elles précisent que les médecins participant à des actions collectives ne sont pas exemptés de leurs obligations éthiques ou professionnelles. Lors d'une implication dans une action collective, les Associations Médicales Nationales devraient faire en sorte de minimiser les nuisances pour le public et veiller à ce que les services de santé essentiels et les services d'urgence ainsi que la continuité des soins soient assurés tout au long d'une grève. 

Dr.  Cecil Wilson, Président de l'AMM, a déclaré : « Malheureusement, c'est un fait que les actions collectives de médecins sont de plus en plus fréquentes ces dernières années car les conditions de travail sont de moins en moins satisfaisantes. Une action est toujours entreprise en dernier ressort.

Ces conseils visent à rappeler aux médecins qu'ils ont toujours un devoir envers leurs patients durant une action collective et pointent les tensions inévitables entre leurs droits à une amélioration du système de santé, leurs propres conditions de travail et leur devoir de ne pas nuire. »

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/c22/index.html

VIOLENCE DANS LE SECTEUR DE LA SANTE

Les établissements de soins devraient adopter une tolérance zéro face à la violence sur le lieu de travail et autoriser les médecins à refuser de soigner des patients s'étant précédemment montré violents  

comme le stipule une nouvelle prise de position. Selon cette prise de position, les établissements de soins devraient établir et instaurer un protocole pour faire face aux actes de violence.

Dr. Cecil B. Wilson a déclaré : « La violence à l'encontre des médecins et des autres professionnels de santé est aujourd'hui un véritable problème qui est intolérable. Nous demandons aux  établissements de soins d'adopter une tolérance zéro sur le lieu de travail avec un système de signalement rapide et pour les employés signalant des actes de violence un mécanisme de protection face à de possibles représailles. »

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/v5/index.html

PRIORISATION DE LA VACCINATION

L'Assemblée a lancé un appel pour que les gens soient éduqués sur les bénéfices de l'immunisation et sur la manière d'accéder à de tels services. Dans une nouvelle prise de position conçue pour contrecarrer la récente opposition à la vaccination, l'AMM a déclaré que les gouvernements devraient être encouragés à investir dans des programmes d'immunisation, à  promouvoir la vaccination et à mettre en avant les bénéfices de l'immunisation, en ciblant en particulier les populations à risques difficiles à toucher.

La vaccination et l'immunisation ont  été reconnues  comme des stratégies efficaces de prévention de plusieurs maladies transmissibles. Elles sont à présent développées pour lutter contre certaines maladies non transmissibles.

La prise de position stipule : La profession médicale dénonce toute prise de position non fondée et inexacte sur les possibles dangers de la vaccination. De telles prises de position ont fait baisser le taux d'immunisation dans certains pays. Résultat : l'incidence des maladies à prévenir a augmenté avec de graves conséquences pour un certain nombre de personnes.

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/v4/index.html

LES SOINS DE SANTE DANS LES CONFLITS ARMES

Les hôpitaux et les établissements de santé doivent être respectés par tous les combattants au cours des conflits armés et des troubles civils, comme le stipulent les conseils actualisés à l'intention des médecins. L'éthique médicale en temps de conflits armés est la même qu'en temps de paix et la première obligation des médecins est toujours celle envers leurs patients. Les médecins devraient refuser d'obéir à un ordre illégal ou non éthique.

Les gouvernements, les forces armées et autres devraient se conformer aux Conventions de Genève en temps de conflits armés afin d'avoir la certitude que les médecins pourront soigner tous ceux dans le besoin. Cela inclut la nécessité de protéger le personnel de santé et les établissements. Les médecins doivent pouvoir accéder aux patients, y compris les patients en détention et en prison. Les hôpitaux et les établissements de santé doivent être respectés à tout moment par tous les combattants.

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/a20/index.html

STERILISATION

L'Assemblée a demandé une action concertée des Associations Médicales Nationales pour plaider contre la stérilisation forcée. Elle a déclaré que personne ne devait être soumis à une stérilisation définitive contrainte et que   la contraception, y compris la stérilisation, devait être une décision prise uniquement par la personne concernée.

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/s21/index.html

ABUS DE LA PSYCHIATRIE

Détenir des pratiquants religieux dans des établissements psychiatriques et soumettre ces derniers à des traitements psychiatriques inutiles pour les punir sont des actes condamnables et inadmissibles. Une Résolution souligne avec inquiétude que cela se produit dans un certain nombre de pays.

Dr. Cecil B. Wilson a déclaré : « Une telle détention et le traitement injustifié de pratiquants religieux relèvent de la violence, sont contraires à l'éthique  et inadmissibles. Nous demandons expressément aux médecins et aux psychiatres de refuser de participer à de telles pratiques abusives et lançons un appel aux Associations Médicales Nationales pour soutenir leurs membres médecins qui font preuve de résistance pour ne pas participer à de tels actes.

Texte complet:  http://www.wma.net/fr/30publications/10policies/a3/index.html

PRESIDENT ET PRESIDENT ELU

Dr. Cecil Wilson a été intronisé Président pour 2012/13 et Dr. Margaret Mungherera, Présidente de l'Association Médicale d'Uganda a été élue à l'unanimité  Présidente Elue.

NOUVEAUX MEMBRES

Les Associations Médicales de Myanmar et Sri Lanka ont été admises comme membres de l'AMM. Le nombre total d'AMN au sein de l'AMM est désormais de 102.

Des communiqués de presse spécifiques ont été publiés à propos de :     

Professor Karabus

Emballage neutre des cigarettes

Prix plancher de l'alcool