L’Association Médicale Mondiale demande instamment que soit mis un terme a la douleur inutilement subie par des millions de personnes


(16 octobre 2011) Selon l'Association Médicale Mondiale, des dizaines de millions de personnes atteintes d'un cancer ou d'une autre maladie souffrent de douleurs inutiles sans avoir accès à un traitement approprié. Ces personnes souffrent beaucoup, souvent pendant des mois à la fin, et un grand nombre finissent par mourir dans des douleurs inutiles et presque toujours des douleurs que l'on peut éviter et traiter. Les enfants et les adultes intellectuellement déficients risquent tout particulièrement de ne pas recevoir le traitement antidouleur approprié.

Lors de son Assemblée Générale annuelle à Montevideo en Uruguay, l'AMM a présenté une série de propositions pour améliorer l'accès des patients à des traitements anti douleurs adéquats. Dans la plupart des cas, les douleurs pourraient être stoppées ou soulagées avec des traitements peu chers et relativement simples. Ces derniers amélioreraient grandement la qualité de vie des patients.  

Deux raisons majeures à l'absence de traitement: le manque d'éducation des professionnels de santé en matière d'évaluation et de traitement de la douleur et  les réglementations inutilement restrictives  dont l'accès limité  aux médicaments opiacés. 

Dr. Mukesh Haikerwal, Président du Conseil de l'AMM, a déclaré : Les médecins et les autres professionnels de santé ont le devoir éthique d'évaluer correctement les douleurs subies par leurs patients et de leur proposer un traitement approprié. Cela peut nécessiter la prescription de médicaments dont  des analgésiques opiacés.

« Nous aimerions que   la gestion des douleurs figure  dans le cursus obligatoire et la formation permanente des médecins et des professionnels de santé. Les gouvernements doivent aussi veiller à ce que les médicaments contrôlés dont les opiacés soient bien disponibles pour soulager les douleurs. »

Une résolution de l'AMM stipule que les personnes confrontées à la douleur ont le droit à une prise en charge de la douleur appropriée, dont une médication efficace comme celle basée sur la morphine. Refuser un traitement  antidouleur est une violation du droit à la santé et pourrait être médicament non éthique.

La résolution mentionne que les pays devraient revoir leurs politiques de  contrôle des médicaments afin qu'elles ne contiennent pas des dispositions restreignant inutilement la mise à disposition et l'accès à des médicaments contrôlés pour le traitement de la douleur. Tous les gouvernements devraient fournir les ressources nécessaires pour concevoir et instaurer un plan national de traitement de la douleur dont un mécanisme réactif de suivi et une procédure de dépôt de plaintes lorsque la douleur est mal traitée.