L'AMM demande expressément au Président du Sri Lanka d'intervenir pour le Compte des Médecins d'Etat


L'Association Médicale Mondiale a expressément demandé au Président du Sri Lanka d'intervenir pour le compte des trois médecins employés par l'état, deux ayant été mis en détention et le troisième emmené vers une destination inconnue, après avoir travaillé dans la zone de conflit au Sri Lanka.

Dans un courrier adressé au Président Mahinda Rajapaksa, Dr. Yoram Blachar, Président de l'AMM, demande à ce que les trois médecins aient immédiatement accès à des avocats et soient accusés ou bien relâchés.

Dans sa lettre, le Dr. Blachar écrit :

Nous sommes très inquiets pour la sécurité des trois médecins employés par l'état qui ont travaillé dans la zone de conflit au nord-est du Sri Lanka jusqu'au 15 mai.

Dr T. Sathiyamoorthy, Dr. T. Varatharajah et Dr. Shanmugarajah soignaient les personnes maladies et blessées jusqu'à ce que l'on signale leur départ de la "zone No Fire" avec environ 5000 autres personnes civiles.

Selon les rapports d'Amnesty International, le Dr. Shanmugarajah et le Dr. Sathiyamoorthy, directeur régional des services de santé à Kilinochchi, pourraient être retenus actuellement à la brigade d'enquête sur les terroristes dans la capitale, Colombo. Un ordre de détention n'a toutefois pas été donné et leurs proches sont dans l'incertitude quant à leur devenir et ils n'ont pas accès à un avocat.

Dr. Varatharajah, le directeur régional des services de santé à Mullaitivu a été gravement blessé et on dit qu'il a été transporté par les forces aériennes du Sri Lanka du point de passage d'Omanthai vers une destination inconnue.

Au nom des millions de médecins dans le monde au service de l'humanité et conformément aux plus hautes normes d'éthique médicale et des droits de l'homme, je demande expressément aux autorités du Sri Lanka de fournir à ces trois médecins employés par l'état un accès immédiat et sans limite aux avocats de leur choix et de les faire comparaître rapidement devant un tribunal indépendant où ils pourront se défendre. A moins d'une accusation pour infraction caractérisée et comparution devant un tribunal indépendant, j'en appelle aux autorités pour qu'ils soient immédiatement relâchés.

Pour finir, un accès à tout traitement médical et la permission de recevoir la visite de leur famille devraient être garantis comme mesure d'urgence".