L'AMM demande que soit respectée l'Indépendance professionnelle des Médecins dans le Conflit géorgien


L'Association Médicale Mondiale demande instamment que soit respectée l'indépendance professionnelle des médecins dans le conflit géorgien. Dans une déclaration d'urgence, l'AMM a réitéré sa politique sur les conflits armés qui stipule que les médecins doivent avoir accès aux patients, aux établissements et aux équipements médicaux et bénéficier de la protection requise pour exercer librement leur activité. Ils doivent bénéficier de l'assistance nécessaire y compris de la possibilité de circuler sans entrave et avoir une totale indépendance professionnelle. La prise de position mentionne également que les hôpitaux et les centres de soins situés dans les territoires de guerre doivent être respectés par les combattants et les media. Les soins prodigués aux civils ou aux combattants malades et blessés ne doivent pas être exploités à des fins morbides ou pour la propagande. Il convient de toujours respecter la vie privée des malades, des blessés et des morts.

Dr. Otmar Kloiber, secrétaire général de l'AMM, a déclaré: "L'association a depuis longtemps une politique stipulant clairement que l'éthique médicale en temps de conflit armé est la même que l'éthique médicale en temps de paix.

Cela signifie que, si en remplissant leur devoir professionnel, les médecins sont confrontés à des conflits de loyauté, leur obligation première est celle envers leurs patients ; dans toutes leurs activités professionnelles, les médecins devraient respecter les conventions internationales sur les droits de l'homme, le droit international humanitaire et les déclarations de l'AMM sur l'éthique médicale.

Les gouvernements, les forces armées et les autres entités en position de force devraient se conformer à la Convention de Genève afin de veiller à ce que les médecins et les autres professionnels de la santé puissent soigner toute personne dans le besoin, dans des situations de conflit armé. Cette obligation inclut la nécessité de protéger le personnel soignant.

Nous espérons ardemment qu'un accord de paix négocié puisse être mis en place dès que possible".