Les médecins et les avocats apprennent à collaborer sur la détection des preuves de torture


La première étape d'une initiative mondiale pour la formation des médecins et des avocats à la détection des preuves de torture s'est déroulée avec succès.

L'initiative est financée par la Commission Européenne et organisée par le Conseil International pour la Réhabilitation des Victimes de la Torture et l'Association Médicale Mondiale, en collaboration avec Physicians for Human Rights aux Etats-Unis et la Fondation Turque pour les Droits de l'Homme.
Les groupes ciblés pour la formation ont été les professionnels de la santé et les professionnels du droit dans les agences gouvernementales et les organisations non gouvernementales de cinq pays - Mexique, Maroc, Georgie, Uganda et Sri Lanka. Les séminaires ont regroupé un total de 244 professionnels de la santé et de 123 professionnels du droit.

L'amélioration de la documentation et de l'investigation sur la torture augmentera le nombre de tortionnaires qui feront l'objet d'une enquête criminelle et de poursuites. L''indemnisation et la réhabilitation des victimes de la torture seront garanties" a déclaré Brita Sydhoff, Secrétaire Générale du Conseil International pour la Réhabilitation des Victimes de la Torture (IRCT).

Les modules de formation sont basés sur le Protocole d'Istanbul qui fournit les premières directives mondiales pour l'évaluation des personnes déclarant avoir été victimes d'actes de torture et de mauvais traitements. La Haute Commission des Etats-Unis pour les Droits de l'Homme a donné son aval sur ce manuel et sur les principes mis en place pour garantir que les cas de torture signalés fassent l'objet d'une enquête.

Dr Yoram Blachar, Président du Conseil de l'Association Médicale Mondiale, tout juste rentré du Sri Lanka, a déclaré:

"Le Protocole d'Istanbul et les directives proposées sont des éléments essentiels pour que ceux qui sont responsables du problème mondial de la torture rendent des comptes. Bon nombre de professionnels de la santé et de professionnels du droit ne sont pas ou peu formés à l'investigation et la documentation de la torture, qu'elle soit physique ou psychologique. Nous espérons que les médecins utiliseront ces directives lorsqu'ils visiteront des lieux de détention ou examineront des victimes ailleurs afin de pouvoir rapidement identifier les éventuels actes de torture commis."

Les cinq pays sélectionnés l'ont été en raison de leurs différences politiques et culturelles. Dr Ole Vedel Rasmussen, IRCT, membre du Comité de lutte contre la torture des Nations Unies (UNCAT) et du Comité Européen de Prévention de la Torture, après une récente visite en Uganda et au Mexique, a déclaré:

"La mise en place locale du protocole doit tenir compte des différences régionales au niveau des modes de torture. En général, on peut dire que les méthodes de torture les plus courantes sont les chocs électriques, la suffocation, l'immersion dans l'eau, les brûlures, le viol et les agressions sexuelles. Les autres méthodes habituelles incluent l'isolement, les humiliations, les simulacres d'exécution et la présence forcée aux actes de torture sur les autres tels que des proches".

Le projet d'application du Protocole d'Istanbul est mis en œuvre avec la collaboration de partenaires locaux tels que les centres de réhabilitation des victimes de la torture, les associations médicales nationales, les associations de barreaux et les organisations pour les droits de l'homme. Les professionnels de la santé et les professionnels du droit sont formés à ces directives et les supports pédagogiques, y compris un CD-ROM, ont été mis au point dans ce but.

Le coût global du projet s'élève à 1,2 million d'euros. L'UE finance 80% de ce montant. La Haute Commission Britannique au Sri Lanka et l'Ambassade Hollandaise en Uganda sont les autres donateurs.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

  • Ms. Brita Sydhoff
    +45 30 54 23 35Dr
  • Delon Human
    +41 79 200 44 24
  • Poul Struve Nielsen ( Chargé des relations Presse à l'IRCT )
    +45 33 76 06 49
    +45 23 34 55 09
    psn@irct.org
    site Internet IRCT : www.irct.org
  • Nigel Duncan ( Consultant en Relations Publiques de l'AMM )
    +44 (0) 20 8997 3653 (bureau)
    +44 (0) 7984 944 403 (portable)
    nduncan@ndcommunications.co.uk

Personnes à contacter pour d'autres informations:

  • Dr James Appleyard, pédiatre britannique et président sortant de l'AMM, qui est allé en Uganda
    (tel. 01227 781771)
  • Dr Inge Genefke, MD DMSc Hons, (tel. 00 45 20 96 06 25), Ambassadrice de l'IRCT et fondatrice du mouvement mondial pour la réhabilitation des victimes de la torture, qui est allée au Maroc.
  • Dr Jon Snaedal, islandais et Président du Comité d'Ethique Médicale de l'AMM,
    qui est allé en Georgie (mobile 354 8245518).
  • Dr Yoram Blachar, Président du Conseil de l'AMM (tel. 00 972 3 6100 444 or 972 3 6100422/424), qui est allé au Sri Lanka.
  • Mr. Jens Nielsen, Coordinateur des Projets IRCT (portable 00 45 28 48 26 03), qui est allé en Uganda.
  • Emma Viaud, responsable des opérations à l'AMM (portable 00 33 60803 3438), qui est allée au Mexique.