Résolution de l'AMM sur le Droit des Femmes aux soins de Santé, en particulier à la Prévention de la Transmission de l'Infection par le VIH de la Mère à l'Enfant
Initialisée en Avril 2002 MEC/HIVTrans/Oct2002
Adoptée par la 53e Assemblée générale de l'AMM, Washington, Octobre 2002
Préambule
- Dans beaucoup de régions du monde la prévalence des infections par le VIH augmente rapidement.
- L' infection par le Sida/VIH touche surtout les jeunes gens.
- Dans certaines régions du monde, les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes et les utilisateurs de drogues injectables constituent les principaux groupes à risques. Mais dans beaucoup de régions ce sont les femmes qui sont le plus exposées à la pandémie.
- L'Association Médicale Mondiale considère que l'accès aux soins est un droit fondamental de la personne. Les intervenants publics et privés ont l'obligation de garantir le plein respect et la protection des droits de la femme et de supprimer les inégalités génériques tant dans la vie privée que publique.
- La promotion et la protection du droit de la femme en matière de sexualité et de reproduction jouent un rôle-clé dans la lutte contre la pandémie du Sida/VIH.
Recommandations
- L'AMM invite ses associations membres à demander à leurs gouvernements :
- de garantir aux femmes de tous âges la maîtrise de leur corps en les protégeant de la discrimination et en leur assurant l'accès à l'instruction, à l'éducation sexuelle et à la formation à la vie ;
- de leur assurer l'accès à l'emploi, à l'indépendance économique, aux services et aux informations de santé et aux bénéfices du progrès scientifique ;
- de lancer des campagnes de médiatisation pour éliminer les mythes, la stigmatisation et les stéréotypes susceptibles de rabaisser ou de déshumaniser la femme ;
- d'examiner et de réviser les lois, les politiques et les pratiques qui facilitent la reconnaissance et le respect entiers des droits et libertés fondamentales de la femme;
- de prévoir, à titre de mesure minimale, un traitement prophylactique pour les femmes violées et pour les femmes qui sont enceintes et séropositives, bien que l'idéal serait que ces patientes commencent le traitement le plus tôt possible, afin de sauver des vies et de réduire les risques d'infection.