Revision de la Déclaration de Sydney de l'AMM sur la détermination de la mort et le prélèvement d'organes


Adoptée par la 22e Assemblée Médicale Mondiale Sydney (Australie), Août 1968
et amendée par la 35e Assemblée Médicale Mondiale Venise (Italie), Octobre 1983
et par la 57e Assemblée générale de l'AMM, Pilanesberg, Afrique du Sud, Octobre 2006
et révisée par la 67e Assemblée générale de l'AMM, Taipei, Taiwan, octobre 2016
 

La mort peut être déterminée sur la base d’un arrêt irréversible de toutes les fonctions du cerveau complet, y compris du tronc cérébral ou d’un arrêt irréversible des fonctions circulatoires et respiratoires. Ce bilan sera basé sur un jugement clinique conformément aux critères existants, si nécessaire au moyen de procédures de diagnostic standard effectuées par un médecin.

Même sans intervention, l’activité des cellules, des organes et des tissus organiques peut éventuellement se poursuivre après que la mort ait été constatée. L’arrêt de toute forme de vie au niveau cellulaire n’est pas un critère nécessaire pour déterminer la mort.

L’utilisation des organes des donneurs décédés à des fins de transplantation a rendu important pour les médecins le fait d’être capable de déterminer le moment où les patients mécaniquement assistés sont décédés.

Après le décès, il est permis de maintenir mécaniquement la circulation vers les organes et les tissus du corps. Cette technique peut être utilisée pour préserver les organes et les tissus destinés à être transplantés.

Avant la transplantation post-mortem, la mort doit être déterminée par un médecin qui en aucun cas n’est immédiatement impliqué dans la procédure de transplantation.

La détermination du moment de la mort permettra du point de vue éthique, de cesser tous  les traitements et les efforts de réanimation et de faire le prélèvement des organes si tant est que les conditions légales en matière de consentement et les autres critères éthiques soient réunis. Les médecins devraient suivre le protocole  sur le don d’organes pour les donneurs décédés comme le stipule la Prise de position de l’AMM sur le don d'organes et de tissus.