|
Clarification sur la déclaration d'Helsinki
L'Association Médicale Mondiale a clarifié l'une
de ses directives éthiques destinées aux médecins
travaillant dans la recherche biomédicale afin de sécuriser
l'accès aux traitements jugés bénéfiques
par les études pour les personnes y participant.
Considérée comme la meilleure source mondiale en
matière de directives éthiques pour la recherche
biomédicale sur les êtres humains, la Déclaration
d'Helsinki, a fait l'objet d'une révision il y a quatre
ans. L'un de ses objectifs était d'exclure toute différence
de norme entre les pays industrialisés et les pays en voie
de développement.
Le paragraphe 30 de cette déclaration stipule que "Tous
les patients ayant participé à une étude
doivent être assurés de bénéficier
à son terme des moyens diagnostiques, thérapeutiques
et de prévention dont l'étude aura montré
la supériorité" fait l'objet de diverses interprétations.
L'objectif d'un tel paragraphe était de garantir aux patients
impliqués dans la recherche un accès au traitement
jugé bénéfique. Hors, certains ont considéré
que cette norme de soins était irréaliste et ne
pouvait être appliquée, qu'elle dissuaderait les
sponsors d'entamer les travaux de recherche nécessaires.
D'autres, notamment dans les pays en voie de développement,
ont jugé que cette norme pouvait et devait être mise
en place.
Lors de l'Assemblée Générale annuelle de
l'AMM à Tokyo la semaine dernière, plus de 400 délégués
de l'AMM issus de 40 pays ont décidé de publier
une note explicative sur le paragraphe 30 de la Déclaration.
La teneur de cette note est la suivante: "L'AMM réaffirme
sa position sur la nécessité au cours de la planification
d'une étude d'identifier l'accès post-étude
pour les personnes ayant participé à cette étude
aux traitements prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques
dont l'étude aura montré les bénéfices
ou un accès à des traitements appropriés".
"Les dispositions pour un accès post-étude
à ces traitements ou à d'autres doivent être
décrites dans le protocole d'étude afin que le comité
d'éthique puisse étudier ces dispositions".
Dr Yoram Blachar, Président de l'AMM, a déclaré:
"L'AMM s'est toujours souciée de voir les patients
servis au mieux de leurs intérêts et d'éviter
toute entrave à des travaux de recherche respectant l'éthique.
L'AMM continue à ne vouloir faire aucun compromis sur les
principes éthiques que la profession médicale défend.
Nous espérons que cette note explicative atteindra le
but qu'elle s'est fixée".
|