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Initié en mars 2002
Adoptée par l'Assemblée générale de
l'AMM, Tokyo 2004
- PRÉAMBULE
- Pour traiter leurs patients, les médecins ont
besoin de médicaments, d'instruments, d'outils de
diagnostic, d'équipements et de produits qui sont
conçus et produits par des entreprises commerciales.
L'industrie dispose de moyens pour financer des programmes
de recherche et de développement coûteux qui
nécessitent impérativement les connaissances
et l'expérience des médecins. En outre, le
soutien de l'industrie permet de poursuivre la recherche
médicale, les conférences scientifiques et
la formation médicale permanente qui peuvent être
bénéfiques aux patients et à l'ensemble
du système de santé. L'association des ressources
financières de l'industrie et des connaissances sur
les produits du côté de l'industrie et les
connaissances médicales du côté des
médecins permet le développement de nouvelles
méthodes diagnostiques, de nouveaux médicaments,
thérapies et traitements et peuvent conduire à
de grandes avancées médicales.
- Il existe toutefois des conflits d'intérêts
entre les entreprises commerciales et les médecins.
Ces conflits peuvent porter préjudice aux soins des
patients et à la réputation de la profession
médicale. La tâche du médecin est d'évaluer
objectivement ce qui est le mieux pour le patient alors
que les entreprises commerciales escomptent des profits
pour les propriétaires lorsqu'elles vendent leurs
propres produits et se concurrencent au niveau de la clientèle.
Ces considérations commerciales peuvent nuire à
l'objectivité du médecin, notamment si le
médecin est d'une certaine façon dépendant
de l'entreprise.
- Plutôt que d'interdire toute relation entre les
médecins et l'industrie, il est préférable
d'établir des directives pour ces relations. Ces
directives doivent contenir les principes essentiels pour
présenter les informations, éviter des conflits
d'intérêts évidents et préserver
l'indépendance clinique du médecin afin qu'il
puisse agir au mieux des intérêts des patients.
- Ces directives doivent servir de base pour la révision
des directives déjà établies ou pour
l'établissement de nouvelles directives.
- CONFÉRENCES MÉDICALES
- Les médecins sont autorisés à participer
à des conférences médicales subventionnées
pour tout ou partie par une entité commerciale si ces
conférences respectent les principes suivants :
- 5.1 Le principal objectif de la conférence est
l'échange d'informations professionnelles ou scientifiques.
- 5.2 L'hébergement pendant la conférence
doit être secondaire à l'échange professionnel
d'informations et ne doit pas excéder ce qui est
habituellement et généralement acceptable
sur place.
- 5.3 Les médecins ne perçoivent pas de
rémunération directement d'une entreprise
commerciale pour couvrir les frais de voyage et de séjour
à l'occasion de la conférence ou de compensation
pour le temps qu'ils y consacrent à moins que la
loi et/ou la politique de leur Association Médicale
Nationale ne l'autorisent.
- 5.4 Le nom de l'entreprise commerciale apportant un
soutien financier sera rendu public pour permettre à
la communauté médicale et au public d'évaluer
les informations communiquées à la lumière
de la source de financement. De plus, les organisateurs
de la conférence et les conférenciers informeront
les participants de leurs éventuels liens financiers
avec les fabricants des produits mentionnés pendant
la conférence ou avec les fabricants de produits
concurrents.
- 5.5 La présentation du produit par un médecin
est scientifiquement exacte, analyse objectivement toutes
les autres options thérapeutiques possibles. Elle
n'est pas influencée par l'organisation qui subventionne
l'évènement.
- 5.6 Une conférence peut se justifier au titre
de la formation médicale permanente/formation professionnelle
continue que si elle répond aux principes suivants
:
- 5.6.1 Les entités commerciales sponsors telles
les laboratoires pharmaceutiques, n'influencent pas
le contenu, la présentation, le choix des intervenants
ou la publication des résultats.
- 5.6.2 Les fonds engagés pour la conférence
sont acceptés uniquement en tant que contribution
aux frais généraux de la manifestation.
- CADEAUX
- Les médecins ne sont pas autorisés accepter
un cadeau d'une entreprise commerciale à moins que
la loi et/ou la politique de leur Association Médicale
Nationale ne l'autorisent et que les conditions suivantes
sont réunies :
- 6.1 Le cadeau a une simple valeur nominale
- 6.2 Le cadeau n'est pas une somme d'argent
- 6.3 Le cadeau, même un cadeau à valeur
nominale, n'est pas lié au fait que le médecin
prescrive un certain médicament, utilise certains
instruments ou matériaux ou adresse les patients
à un certain centre de soins.
- RECHERCHE
- Un médecin peut effectuer des recherches financées
par une entreprise commerciale, à titre individuel
ou dans le cadre d'une institution, s'il se conforme aux
principes suivants :
- 7.1 Le médecin se soumet uniquement à
la loi, aux principes et directives éthiques
de la Déclaration d'Helsinki et au jugement clinique
lorsqu'il effectue des recherches et s'interdit toute
soumission à des pressions extérieures
concernant les résultats de ses recherches et
leur publication.
- 7.2 Si possible, un médecin ou une organisation
qui souhaite entreprendre des recherches, sollicitera
plusieurs sociétés pour leur financement.
- 7.3 Les informations sur l'identité des patients
impliqués dans les recherches ou des participants
volontaires ne sont pas communiquées à
l'entreprise sponsor sans le consentement des personnes
concernées.
- 7.4 L'indemnité compensatrice versée
au médecin pour sa recherche est basée
sur le temps et les efforts qu'il y a consacrés.
En aucun cas, cette compensation n'est liée aux
résultats de la recherche.
- 7.5 Les résultats des recherches sont publiés
avec le nom en clair de la société sponsor,
accompagnés d'une mention indiquant qui est l'instigateur
des recherches. Ce principe s'appliquera aussi bien
à un subventionnement direct qu'indirect, total
ou partiel.
- 7.6 Les entités commerciales n'entravent pas
la publication des résultats de la recherche.
Si les résultats de la recherche ne sont pas
rendus publics, notamment s'ils sont négatifs,
la recherche risque d'être répétée
pour rien et d'exposer alors les futurs participants
à des dommages potentiels.
- AFFILIATIONS A DES ENTREPRISES COMMERCIALES
- Un médecin n'est pas autorisé à
s'affilier à une entité commerciale comme
par ex. en tant que consultant ou membre du comité
scientifique à moins que cette affiliation respecte
les principes suivants :
- 8.1 L'affiliation ne porte pas atteinte à
l'intégrité du médecin
- 8.2 L'affiliation ne compromet pas les obligations
du médecin vis-à-vis de ses patients
8.3 Les affiliations et/ou toute autre relation avec
des entités commerciales sont rendues publiques
lorsque cela s'impose, ex. conférences, articles,
comptes-rendus.
9.10.2004
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