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Adoptée par la 48e Assemblée générale
Somerset West, République d'Afrique du Sud, Octobre 1996
et
révisée sur le plan rédactionnel à
la 174e Session du Conseil, Pilanesberg, Afrique du Sud, octobre
2006
PRÉAMBULE
- Lorsque les nations entrent en guerre ou développent
leurs armes, elles ne mesurent généralement pas
l'impact de l'utilisation des armes sur la santé des
personnes civiles et sur la santé publique en général,
que ce soit à court ou à long terme.
- On demande cependant à la profession médicale
de traiter aussi bien les effets immédiats que ceux à
long terme de la guerre, et en particulier les effets des différentes
formes d'armes.
- Les connaissances scientifiques et médicales potentielles
sont énormes en matière de mise au point de nouveaux
systèmes d'armement dirigés contre des individus
spécifiques, des populations spécifiques ou des
systèmes organiques. Elles peuvent notamment servir à
concevoir des armes destinées à cibler les systèmes
anatomiques ou physiologiques, y compris la vision, ou utiliser
la connaissance des similitudes et différences génétiques
de l'être humain pour fabriquer des armes ciblées.
- Il n'existe pour le moment pas de critères communément
utilisés pour mesurer l'impact des armes sur la santé.
Le droit international humanitaire stipule que les armes susceptibles
de provoquer "des souffrances inutiles ou des blessures
superflues" sont illégales. Ces termes ne sont pas
définis et demandent une interprétation à
partir de critères objectifs afin que la loi soit efficace.
- Les médecins peuvent aider à établir
des critères pour les armes qui causent des blessures
ou des souffrances d'une gravité telle que le droit international
humanitaire pourrait alors être invoqué.
- De tels critères permettraient d'aider les juristes
à recourir au droit international humanitaire, à
évaluer selon un système objectif la légalité
des nouvelles armes en cours de développement et à
identifier dans ce cas les infractions au droit.
- La participation des médecins à l'élaboration
de ces critères objectifs est essentielle si elle doit
faire partie d'une démarche juridique. Il faut cependant
réaffirmer que les médecins sont opposés
à l'utilisation de toutes les armes contre des êtres
humains.
RECOMMANDATIONS
- L'AMM considère que la mise au point, la fabrication
et la vente d'armes destinées à être utilisées
contre des êtres humains est une abomination. Pour aider
à la prévention et à la réduction
des blessures causées par les armes, l'AMM:
- appuie les efforts internationaux visant à établir
des critères objectifs qui permettraient de mesurer
les effets produits par les armes actuelles et futures et
à en interrompre la conception, la fabrication, la
vente et l'utilisation ;
- invite les Associations Nationales Médicales à
encourager et à supporter la recherche sur l'impact
global sur la santé publique des armes utilisées
ainsi qu'à diffuser les résultats de ces recherches
au niveau national et international afin que le public et
les gouvernements soient conscients des conséquences
à long terme sur la santé de l'emploi des
armes sur les civils et les populations.
13.10.2006
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