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Adoptée par la 49ème Assemblée
générale Hambourg (Allemagne), Novembre 1997
PREAMBULE
- L'objectif des soins de santé est de prévenir,
diagnostiquer ou traiter toute maladie ainsi que de maintenir
et promouvoir la santé des populations. La constante
amélioration de la qualité des services offerts
au patient et à la population ainsi que des modes et
moyens utilisés à cet effet constitue l'objectif
du contrôle de la qualité des soins.
- Les codes d'éthique médicale font continuellement
mention de l'obligation qu'a le médecin d'améliorer
constamment ses compétences professionnelles et d'évaluer
les méthodes qu'il utilise à cet effet. Selon
ces codes, tout médecin doit entretenir et élargir
ses connaissances et compétences. Il doit par ailleurs
ne recommander que les examens et traitements reconnus pour
être efficaces et appropriés conformément
à l'état actuel de la science médicale.
Objectif des principes directeurs
- Les médecins ainsi que les établissements de
soins de santé ont l'obligation morale de toujours s'efforcer
d'améliorer constamment la qualité de leurs services.
Les principes directeurs qui suivent ont pour objectif de soutenir
leurs efforts, en proposant des moyens d'apprécier la
qualité et en créant des bases éthiques,
comme par exemple, l'examen par les pairs.
PRINCIPES DIRECTEURS
Application des principes directeurs
- L'application de directives éthiques visant à
l'amélioration constante de la qualité concerne
tous les médecins et les établissements de soins
de santé ainsi que ceux qui sont en charge de l'évaluation.
Obligation de procéder à une analyse de la qualité
- Il importe que les médecins et autres professionnels
de santé, y compris les administrateurs et les établissements
de santé, cherchent à améliorer leur travail.
Il faudrait inciter chacun à prendre part aux initiatives
d'audit et de contrôle de la qualité. Les résultats
pourront être utilisés à des fins d'audits
externes indépendants, voire dans le but d'accréditation.
Critères de qualité du travail
- Les personnes qui travaillant au contact des patients doivent
déterminer les critères permettant de définir
et d'évaluer la qualité du travail. Les ressources
et les compétences du personnel des établissements
de soins de santé devront répondre au niveau nécessaire
des critères de qualité demandés.
- Les renseignements concernant le patient, qu'ils soient consignés
sur papier ou informatisés doivent être rédigés
et conservés avec le plus grand soin tout en tenant compte
des obligations en matière de secret professionnel. Les
procédures, décisions et autres questions concernant
le patient doivent êtres enregistrées de manière
à pouvoir, le cas échéant, permettre de
fournir des renseignements aidant à définir les
critères particuliers nécessaires.
- Les professionnels de santé doivent avoir la possibilité
d'entretenir et d'élargir leurs connaissances et leurs
compétences. L'accès aux recommandations et principes
directeurs doit être facilité à ceux qui
en font la demande. Il importe que les établissements
de soins de santé créent à leur usage personnel
un système d'analyse de la qualité et veillent
à ce que l'ensemble des règles qui le régissent
soit bien suivies.
Reconnaissance du contrôle de la qualité
- Les médecins doivent toujours évaluer, par
des méthodes d'auto-analyse, la qualité de leur
travail et le niveau de leurs compétences.
- La qualité des soins de santé peut être
évaluée par des méthodes internes ou externes.
Les organismes contactés dans ce but devront être
approuvés et les utilisées généralement
acceptées et fondées sur la recherche ou des connaissances
suffisantes.
- L'examen clinique interne par les pairs, l'observation des
méthodes d'examen et de traitement, les analyses comparées,
l'observation de la capacité d'action de l'organisation
concernée et du contrôle de la réaction
des patients doivent être des activités continuelles
pour tout fournisseur de services.
- La décision de soumettre la qualité à
un examen externe, tel que l'audit ou l'examen par les pairs,
doit suivre le rythme d'évolution de l'activité
en question et répondre à une motivation particulière.
Confidentialité des dossiers du patient
- Les dossiers du patient peuvent être utilisés
dans le contrôle de la qualité à la condition
toutefois que ces derniers en soient informés. Il doivent
rester confidentiels et anonymes, inaccessibles à toute
personne non concernée. Les rapports, les photographies,
les vidéos et autres données comparées
seront présentés de telle manière que les
patients concernés par l'évaluation ne puissent
être identifiés.
Confidentialité de l'examen par les pairs
- L'une des conditions préalables pour mener à
bien l'examen par les pairs est que les établissements
de santé et les médecins soient libres de s'y
soumettre et qu'ils respectent leur engagement. Il est recommandé
d'obtenir de ces derniers un consentement volontaire et éclairé.
- Les résultats de l'examen appartiennent à ceux
qui en ont fait la demande. Ils ne peuvent être utilisés
à des fins de comparaison ou d'intérêt général
sans l'approbation des intéressés ni de ceux qui
y ont pris part, et sauf dispositions contraires de la législation
nationale.
- Le fournisseur de services peut, si la loi le permet, informer
ses commanditaires des résultats de l'évaluation
de la qualité et les utiliser à des fins commerciales.
- Le médecin a, avec son supérieur selon le cas,
la responsabilité d'évaluer la qualité
de son propre travail. Les renseignements le concernant ne doivent
cependant pas être publiés sans son consentement.
- Un contrôle fait à l'extérieur ne divulguera
aucun des résultats de l'analyse ni quelque autre renseignement
que celle-ci ait pu révéler, sans l'autorisation
écrite de l'intéressé.
Comités d'éthique
- Les principes éthiques de soins de santé et
les codes nationaux d'éthique médicale généralement
approuvés doivent être respectés lors de
tout contrôle de qualité.
- Lorsqu'un projet de contrôle pose des questions d'éthique,
celles-ci doivent être soumises à un comité
d'éthique. Mais il n'est normalement pas nécessaire
de le soumettre à l'approbation d'un comité.
Compétences de l'expert
- L'expert doit avoir de l'expérience dans le domaine
sur lequel porte le contrôle et les compétences
nécessaires à l'utilisation des techniques de
développement de la qualité et des méthodes
d'audit. Ainsi, pour toute analyse concernant les soins médicaux,
l'expert devra être médecin et, si possible, être
accepté de toutes les personnes soumises au contrôle.
Impartialité de l'examen
- L'expert désigné doit être aussi impartial
et indépendant que possible. Il doit avoir une bonne
connaissance de l'activité des personnes soumises à
l'examen. Il doit faire un rapport objectif et fonder ses conclusions
sur une évaluation critique des observations et des faits.
Des raisons de compétitivité ou de commerce ne
doivent en aucune manière influencer le contenu de son
rapport.
Evaluation et contrôle de l'administration
- Il appartient aux médecins et aux établissements
de santé d'évaluer continuellement et de chercher
à améliorer la qualité des soins et des
services. Le contrôle de l'exercice professionnel par
l'administration en charge des soins de santé est une
activité d'une tout autre nature qui devrait rester séparée
de l'évaluation des soins de santé. Les résultats
d'une analyse intéressant les médecins ne peuvent,
sauf disposition contraire de la législation nationale,
être utilisés au profit des services de contrôle
sans l'accord des services de soins de santé et des médecins
concernés.
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