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Adoptée par la 22e Assemblée
Médicale Mondiale Sydney (Australie), Août 1968
et amendée par la 35e Assemblée Médicale
Mondiale Venise (Italie), Octobre 1983
- La détermination du moment de la mort est, dans la
plupart des pays, sous la responsabilité légale
du médecin, et doit le rester. Le médecin sera
généralement capable de se prononcer, sans aide
spéciale et sur la base des critères classiques
connus de tous les médecins, sur le décès
d'une personne.
- Deux procédés modernes utilisés en médecine
ont cependant rendu nécessaire l'étude plus approfondie
du moment de la mort:
- la possibilité de maintenir, par des moyens artificiels,
l'oxygénation de tissus qui peuvent avoir été
irréversiblement endommagés, et
- l'utilisation d'organes de cadavres, tels que les reins
ou le coeur, pour des transplantations.
- La question devient plus complexe du fait que la mort est
un processus graduel au niveau des cellules, les tissus réagissant
différemment au manque d'oxygène. L'intérêt
clinique ne réside toutefois pas dans le maintien de
cellules isolées, mais dans celui de la personne. La
question du moment de la mort des différentes cellules
et organes est ici moins importante que la certitude que ce
processus est devenu irréversible, quelles que soient
les méthodes de réanimation qui peuvent être
employées.
- Il est essentiel de déterminer l'arrêt irréversible
de toutes les fonctions du cerveau et du tronc cérébral.
Cette détermination sera basée sur le jugement
clinique étayé, si nécessaire, par un certain
nombre d'appareils permettant le diagnostic. Toutefois, il n'existe
pas dans l'état actuel des connaissances médicales,
de critère unique qui donne pleinement satisfaction,
et aucune procédure technique actuelle ne peut remplacer
le jugement du médecin. Si la transplantation d'un organe
s'ensuit, la détermination du décès devra
être faite par deux ou plusieurs médecins, et les
médecins qui déterminent le moment de la mort
ne devraient en aucun cas être directement concernés
par la transplantation.
- La détermination du moment de la mort permettra, du
point de vue éthique, de cesser les efforts de réanimation
et, dans les pays où la loi le permet, de faire le prélèvement
des organes, pour autant que les conditions légales en
matière de consentement soient remplies.
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