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Adoptée par l'Assemblée
générale de l'AMM, Santiago 2005
Introduction
- La prescription d'un médicament représente
le point culminant d'une opération mûrement réfléchie
entre le médecin et le patient, destinée à
prévenir, améliorer ou soigner une maladie ou
problème. Cette opération délibérée
exige que le médecin évalue un certain nombre
de données scientifiques et autres, y compris les coûts,
et opte pour la thérapie qu'il estime appropriée
pour le patient. Cependant, le pharmacien est parfois sollicité
pour remplacer par un autre médicament celui prescrit
par le médecin. L'Association Médicale Mondiale
s'inquiète sérieusement de cette pratique.
- Il existe deux formes de substitution thérapeutique
: la substitution générique et la substitution
thérapeutique.
- La substitution générique se définit
par la substitution d'un médicament générique
à un produit pharmaceutique portant un nom de marque.
Cependant, les deux produits présentent les mêmes
substances chimiques actives, la même force et la même
forme de dosage.
- La substitution thérapeutique se caractérise
par la substitution, par un pharmacien, d'un médicament
dont la composition chimique est différente de celle
prescrite par le médecin. Le médicament substitué
par le pharmacien appartient à la même catégorie
de produits pharmacologiques et/ou thérapeutiques. Cependant,
étant donné les différences de substances
chimiques entre les deux médicaments, des effets indésirables
peuvent se produire chez le patient.
- Les rôles respectifs des médecins et des pharmaciens,
notamment leur capacité à répondre aux
besoins d'une pharmacothérapie optimale pour le patient,
sont présentés dans la prise de position de
l'AMM sur les relations de travail entre médecins et
pharmaciens dans le cadre du traitement pharmacologique.
- Le médecin doit obtenir l'assurance auprès des
autorités compétentes nationales de la bioéquivalence
et de l'équivalence chimique et thérapeutique
des produits pharmacologiques prescrits, de composition à
la fois simple et multiple. L'établissement de règles
sur la garantie de la qualité permettra d'assurer ces
équivalences.
- Plusieurs facteurs doivent être pris en considération
avant de prescrire un choix de médicaments pour un symptôme
particulier chez un patient donné. La pharmacothérapie
doit être individualisée sur la base d'un dossier
clinique complet du patient, des résultats physiques
courants, des données de laboratoire appropriées
et des facteurs psychologiques. Une fois considérés
ces premiers éléments, le médecin doit
d'abord consulter les analyses comparatives des coûts
des produits pharmacologiques identiques disponibles pour satisfaire
au mieux les besoins du patient. Il doit ensuite déterminer
le type et la quantité des produits pharmacologiques
qu'il estime être dans le meilleur intérêt
médical et financier du patient.
- Lorsque le patient a donné son consentement pour un
médicament donné, le choix de ce médicament
ne peut être modifié sans le consentement du patient
et du médecin.. Le non respect de ces principes peut
être préjudiciable pour le patient. Au nom des
patients et des médecins, les Associations Médicales
Nationales doivent faire tout leur possible pour assurer l'application
des recommandations suivantes :
Recommandations
- Les médecins doivent bien connaître les lois
et/ou réglementations spécifiques qui régissent
la substitution des médicaments sur leur lieu d'exercice.
- Il importe d'exiger du pharmacien qu'il observe avec exactitude
la dose chimique et la forme du dosage prescrites par le médecin.
Une fois la médication prescrite et commencée,
aucun médicament ne doit être substitué
par un autre sans l'accord du médecin traitant.
- En cas de substitution d'un médicament par un autre,
le médecin doit soigneusement contrôler et modifier
la dose afin d'obtenir l'équivalence thérapeutique
du médicament.
- Lorsqu'une substitution de médicament donne lieu à
des effets indésirables voir ou un échec thérapeutique,
le médecin doit consigner ces résultats et en
faire rapport aux autorités compétentes en matière
de réglementation pharmacologique.
- Les Associations Médicales Nationales doivent examiner
régulièrement les questions de substitution de
médicaments et tenir leurs membres informés des
progrès réalisés dans le domaine de la
prestation de soins au patient. La collecte et l'évaluation
des rapports d'information faisant état d'une évolution
substantielle dans ce domaine doivent être encouragées.
- Les instances compétentes en matière de réglementation
pharmacologique doivent évaluer et veiller à la
bioéquivalence et à l'équivalence chimique
et thérapeutique de tous les produits pharmacologiques
similaires, qu'ils soient génériques ou qu'ils
portent un nom de marque, afin de garantir un traitement sûr
et efficace.
- Les Associations Médicales Nationales doivent s'opposer
à toute action visant à limiter la liberté
et la responsabilité du médecin de prescrire dans
le meilleur intérêt médical et financier
du patient.
- Les Associations Médicales Nationales doivent faire
pression auprès des autorités de régulation
nationales afin que la substitution d'un traitement par un autre
soit déclarée comme illégale à moins
que cette substitution ait donné lieu juste auparavant
à un consentement du médecin traitant.
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