|
Adoptée par l'Assemblée
générale de l'AMM, Washington 2002
Considérant que
- l'Afghanistan est un des pays les plus pauvres du monde et
qu'au sein de sa population des milliers de personnes vivent
au-dessous du seuil de pauvreté. Avant le début
de la "guerre contre le terrorisme" des dizaines de
milliers de personnes étaient contraints à la
famine. De plus, la guerre a coupé les voies de communication
et de transport, augmentant, ce faisant, le risque de famine,
en particulier dans les communautés rurales ;
Considérant que
- les risques de santé augmentent avec la pauvreté,
la famine, les désordres civils et les actions militaires.
Les services de soins de santé en Afghanistan pâtissent,
depuis plus d'une décennie, de sérieuses négligences.
Les femmes ont été exclues de l'éducation,
y compris de l'éducation supérieure et de la formation
aux professions de santé. Les écoles de médecine
et les autres établissements de formation de travailleurs
sanitaires ont été détruites, les éducateurs
ont disparu, ne laissant aucune ressource pour former de nouveaux
travailleurs de santé et pour actualiser les connaissances
ou reformer ceux qui avaient vu leur autorisation d'exercer
refusée pendant de longues périodes de temps ;
Considérant que
- certains travailleurs de santé afghans qui avaient
quitté l'Afghanistan sous l'ancien régime souhaiteraient
actuellement retourner chez eux, au moins pour de courtes périodes
de temps et si leur sécurité peut être garantie,
pour contribuer au développement durable des services
de soins de santé ;
Considérant que
- la communauté internationale engage des ressources
considérables à la reconstruction des infrastructures
afghanes ;
Par conséquent,
- l'AMM invite les gouvernements nationaux et les agences internationales
à s'engager à financer la reconstruction des systèmes
d'éducation et de formation pour les travailleurs de
santé afin de permettre aux infirmières, aux médecins
afghans et autres de retourner fournir des soins de santé
à la population afghane ;
- l'AMM invite les gouvernements nationaux à permettre
aux réfugiés afghans de leur pays qui jouissent
du statut de réfugié, ou l'équivalent,
de retourner en Afghanistan pour une courte période de
temps pour prendre part aux programmes de reconstruction sans
compromettre leur statut de réfugié.
|