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Novembre 2005 - Comités d'Ethique
Depuis quelques années, les décisions en matière
de bioéthique sont de plus en plus confiées à
la collectivité et non plus à l'individu. Les médecins,
les gestionnaires hospitaliers et les autorités politiques
avaient l'habitude jusqu'à présent de prendre eux-mêmes
d'importantes décisions cliniques et politiques, peut-être
après avoir pris conseil auprès d'associés
de confiance. Aujourd'hui on leur demande souvent de consulter
des comités au sujet des actions qu'ils proposent et parfois
même d'obtenir le consentement du comité en question
avant de passer à l'action.
Dans le secteur de la santé, il existe quatre grands types
de comité :
- Comités d'éthique pour la recherche.
Ils étudient et approuvent ou rejettent les recherches
proposées. C'est dans la version de la Déclaration
d'Helsinki datant de 1975 qu'est mentionné pour la première
fois ce type de comité. L'approbation d'un tel comité
d'éthique est devenue partout monnaie courante pour la
plupart des recherches biomédicales impliquant des êtres
humains. Dans de nombreux pays, on fait appel à des comités
parallèles pour les recherches impliquant des animaux.
- Comités d'éthique cliniques. Ils sont
généralement basés dans les hôpitaux
et remplissent plusieurs fonctions: conseiller les professionnels
de santé pour le traitement de cas cliniques difficiles;
établir ou commenter les politiques institutionnelles
en matière d'éthique (par ex. abstention ou arrêt
thérapeutique) ; proposer des formations sur l'éthique
au personnel de l'établissement et parfois à la
population. Au Canada et aux Etats-Unis, il existe de nombreux
comités de ce genre ce qui n'est pas le cas dans d'autres
pays où ils sont peu nombreux.
- Comités d'éthique des associations professionnelles
de santé. Ils développent des politiques ayant
trait aux questions éthiques pour les membres des associations
et forment les membres à ces politiques et à d'autres
matières liées à l'éthique. Le Comité
d'Ethique Médicale de l'Association Médicale Mondiale
étudie toutes les nouvelles politiques éthiques
proposées et celles amendées avant de conseiller
leur approbation par le Conseil et l'Assemblée Générale.
De nombreuses Associations Médicales Nationales ont des
comités similaires tout comme certaines organisations
internationales d'experts médicaux et certaines associations
nationales d'autres professionnels de la santé.
- Comités d'éthique Nationaux et Internationaux.
Ils fournissent des conseils pour traiter des questions de politique
publique à caractère éthique (par ex. la
recherche sur les cellules souches embryonnaires, la légalisation
de l'euthanasie etc.). Les Comités Internationaux incluent
l'International
Bioethics Committee de l'UNESCO,le Steering
Committee on Bioethics du Conseil de l'Europe et the European
Group on Ethics in Science and New Technologies.
Les documents suivants fournissent de précieux conseils
pour établir et faire fonctionner un ou plusieurs de ces
types de comité éthique:
UNESCO: Establishing
Ethics Committees (2005)
UNESCO: Bioethics
Committees at Work: Procedures and Policies (2005)
WHO: Operational
guidelines for ethics committees that review biomedical research
(2000)
WHO: Surveying
and evaluating ethical review practices (2002)
European
Commission: Facing the Future Together: Conference on Research
Ethics Committees in Europe, Brussels 27-28 January 2005.
Le site Internet de l'OMS fournit une liste des comités
nationaux de bioéthique et les coordonnées: http://www.who.int/ethics/committees/en/index.html.
The Strategic
Initiative for Developing Capacity in Ethical Review (SIDCER)
est un réseau de centres régionaux pour les comités
d'éthique liés à la recherche et pour les
autres parties intéressées.
Septembre 2005 - Confidentialité
des données personnelles de santé
Protéger la vie privée du patient et la confidentialité
des données personnelles de santé est toujours un
défi pour les associations médicales et les médecins.
Les gouvernements, les établissements de santé,
les chercheurs et les entreprises sont apparemment avides de données
cliniques et les lois et politiques conçues pour protéger
la vie privée sont souvent soit laxistes soit mal appliquées.
Les médecins doivent aborder les demandes d'informations
sur leurs patients à la lumière du Serment d'Hippocrate
qui stipule "
"Quoi que je vois ou entende dans la société
pendant l'exercice ou même hors de l'exercice de ma profession,
je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué,
regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas."
En outre, dans le Code International d'Ethique Médicale
de l'AMM, le médecin prend l'engagement suivant "respecter
les secrets qui me seront confiés, même après
la mort du patient". Bien qu'il soit difficile, voir impossible,
de préserver un si haut niveau de confidentialité,
le caractère intime de la relation patient-médecin
impose de protéger au maximum cette confidentialité.
Plusieurs associations médicales ont établi des
programmes pour informer leurs membres sur la nécessité
et sur les façons de préserver la confidentialité,
y compris les suivantes:
Ces documents traitent spécifiquement de la législation
relative à la protection de la vie privée dans les
différents pays.
L'Union Européenne a été un leader dans
la protection des données personnelles, y compris les informations
ayant trait à la santé, depuis l'adoption de sa
Directive sur la Protection des Données de 1995.
La Directive demande à tous les états de
l'Union Européenne d'intégrer ces dispositions dans
la loi nationale. Récemment, la Commission Européenne
a financé deux projets de recherche afin d'évaluer
l'application de la Directive et de recommander toute modification
nécessaire ou des actions complémentaires:
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